Œxiv, compl., I, VI
se contente plus d'allirmer avec énergie, comme il l'avait fait auparavant à plusieurs reprises, que la race humaine reçut, à son origine, une révélation primitive de l'art, de la science, de la religion et de la civilisation ; il avance en outre qu'elle a été précédée sur la terre par des êtres d'ordre plus élevé, qui, après avoir semé la graine divine des idées, les éléments de toute culture, ont disparu i ; il soutient enfin que, après leur disparition, il y eut une détérioration graduelle du globe, une graduelle décadence des hommes ^
Le passage suivant exprime l'idée générale qu'il se fait de l'histoire : « Dieu est l'harmonie absolue de la nécessité et de la liberté, et cette harmonie ne peut être exprimée dans l'individu, mais seulement dans l'histoire considérée dans sa totalité. En conséquence, l'histoire totale est seule une révélation de Dieu, et cette révélation s'accomplit par un développement successif. Bien que l'histoire ne représente qu'un côté des destinées de l'univers, elle ne doit pas être regardée comme un simple fragment ; elle est réellement le symbole de tous les autres aspects qui se reproduisent et se reflètent en elle, dans toute leur intégrité. C'est une épopée, composée dans l'intelligence de Dieu; elle comprend deux parties principales : la première qui décrit le départ de l'hum^anité de son centre et la suit jusqu'au point qui en est le plus éloigné ; la seconde chante son retour. La première est, pour ainsi dire, l'iliade, la seconde l'odyssée