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chaque |tériode et de ce qu'on eu savait; en cinquième lieu, des sources, des monuments, etc.; en sixième lieu, des inventions dans les arls, des sciences et de la religion ; en septième lieu, des migrations ou de la diiïusion des peuples, des animaux, des plantes, des arts, des maladies; enlin, il donne un aperçu d'ensemble du mouvement historique dans chaque âge, en tant qu'il implique tous ces ordres diiïérents de faits ou qu'il est impliqué par eux.
Il serait difticile de trouver une conception plus rigidement systématique et plus sèche. Et pourtant elle cachait un idéal que l'auteur développe dans un appendice à la première partie. Il voulait, nous dit-il, que, au point de vue de la matière, l'histoire universelle renfermât une explication de toutes les révolutions qui se sont produites dans l'histoire humaine, et même sur la terre, qu'elles aient eu pour cause l'action de la nature ou celle de 1 homme ; et que, au point de vue de la forme, elle fût à l'ensemble des histoires spéciales ce qu'une histoire de l'empire d'Allemagne devrait être par rapport à celle des différents États allemands. Elle devait exclure, pensait-il, un certain nombre d'éléments qui jusqu'alors avaient trouvé place dans les histoires universelles, par exemple toutes les discussions critiques, les jugements, les considérations morales, les choses d'importance secondaire, et surtout les lieux communs. En même temps, elle devait contenir plus de choses que n'en avaient jusqu'ici contenu les histoires de cette espèce, et être plus utile. Elle embrasserait tous les peuples et tous les États du monde, toutes les époques, tous les événements de première
importance, tout ce qui, dans tous les genres, est vraiment remarquable. Elle serait une histoire de l'humanité dans ce (lu'elle a d'essentiel; elle renfermerait les éléments de toutes les histoires particulières; elle habituerait l'esprit à se faire des idées plus exactes et plus élevées de la grandeur du monde moral, de la nature et de la puissance des forces qui raniment, de la vaste compréhension de la science historique ; elle répandrait sur tous les faits particuliers une lumière que ne pourrait jamais donner l'étude de chacun d'eux pris isolément ^Schlôzer a aussi exposé dans le même appendice les moyens propres à enchaîner les événements et à disposer synchroniquement et synthétiquement les matériaux de l'histoire universelle ^
On ne pouvait espérer qu'un pareil idéal satisferait la haute ambition et la nature poétique d'un homme comme Herder, devant l'esprit duquel, à vrai dire, avait déjà brillé un idéal fort différent. Naturellement, quand Schlôzer publia la partie de son livre dont nous venons de donner une analyse, Herder en fit une appréciation sévère dans les Frankfurter Gel. Anzeiger, La seconde partie de l'ouvrage de Schlôzer est une réponse à cette appréciation ; Herder y est traité fort dédaigneusement de pur littérateur^ incompétent pour formuler un jugement sur les sujets historiques. Elle ne renferme rien de vraiment important.
Schlôzer essaya de réaliser plus complètement son idéal, dans une Histoire universelle publiée en deux volumes, en