ROM&IHS ET PARTHE
Les annales de la Perse ariane pourraient une fois de plus s'arrêter à ce chapitre qui nous apprend Tentière hellénisation de VAsie antérieure. Elles sont continuées néanmoins avec une nouvelle ardeur parce qu'au contact des Romains conquérants riran pur paraît se retrouver un instant debout dans le royaume tout féodal des Parthes et sous leurs souverains, fiU d'Aresh. Ce fut là une de ces réactions salutaires, suscitées par les montagnards de TElbourz et les paladins scythisés de TEst, comme on nous en a déjà donné plusieurs fois le spectacle. Gobineau atténue de son mieux ce fait que l'insurrection des Arsacides contre^lcs rois macédoniens, descendants des compagnons d'Alexandre, s'appuya principalement sur l'appel aux souvenirs de l'hellénisme; car ce serait avouer une déchéance de l'idée féodale et faire une pénible concession à la soi-disant liberté grecque. Non, en réalité, l'hellénisme des Parthes « était fort court » , et nous pouvons même nous remémorer tout ù point, après l'avoir si profondément oublié au temps de Glitus, que les soldats macédoniens, établis en colons dans l'Iran et principaux artisans du soulèvement contre leurs dynasties nationales, « avaient vu quelque chose d'analogue au système féodal dans leur pays (1). » De plus, au bout de trois générations, ces nouveaux venus étaient déjà pénétrés de sang Scythe. En sorte qu'il faut voir une fois de plus la main de ces frères des Ases dans la restauration des coutumes féodales par les Parthes. Ces dispositions d'esprit leur assurent a priori^ comme bien on pense, la partialité de Gobineau, qui ne cache pas sa sympathie pour le « noble faucon arsacide » . Précisément il possède dans son cabinet une pierre gravée où Ton voit un cavalier parthe portant sur un poing un gerfaut
(1) T. II, p. 473.