CHAPITRE II
misses Harrison. Seulement, en dépit de son exubérance plus que méridionale, et malgré son cynisme de polémiste impudeaiment versatile, il est évident par le ton du portrait que nous devons le juger maintenant digne de toutes nos sympathies, Tadmirer de tout cœur et le prendre jusqu'à un certain point pour modèle.
Le Voyage à Terre-Neuve nous avait encore appris que la femme, vieillie, est délaissée par son mari, qui se montre même tout à fait étonné quand on s'avise de lui demander des nouvelles de cette antiquaille; de sorte que les visiteurs ne jugent pas nécessaire de la saluer en entrant et en sortant. Cette particularité se retrouve dans le ménage Harrison, mais adroitement présentée maintenant comme un trait de cordiale désinvolture, et destinée seulement à augmenter notre estime pour une activité qui sait si bien éviter toute inutile dépense de temps et de sensiblerie.
Nous avions rencontré vers 1860, aux environs de Sydney, des Anglais qui, venus là tout d'abord par passion de la chasse et de la pêcke^ y étaient retournés plus tard afin d'y vivre en solitaires, et d'y retrouver les mêmes émotions sportives, sans renoncer pour cela aux habitudes de la vie élégante. L'un d'entre eux consacrait ses loisirs à l'éducation des jeunes enfants du voisinage. C'est celui-là qui reparait sous les yeux de Cabert, transformé en ascète anglo-saxon, et ofiFrant, il faut l'avouer, des titres plus sérieux que le capitaine Norton à cette qualification. Sir Hector Latimer, dont l'aspect est « d'une distinction saisissante », fut jadis trompé par sa femme; égaré par le chagrin, il se laissa alors glisser lui-même sur la pente des habitudes immorales, jusqu'au jour où il trouva la force de se reprendre et, gardant une faible pension, se retira dans la solitude de ces rivages transatlantiques pour y faire du bien. a En somme, sir Hector Latimer, protestant, rendait parfaitement témoignage, sans y songer, que l'esprit d'ascétisme et de rude pénitence est profondément empreint chez certaines âmes anglaises, quel que soit leur culte. «
Enfin, Gobineau avait visité sur le French Shore un Anglais, ancien pécheur comme les autres habitrnts de ces parages,
' -- - '•'"' -i^*" ' .- j,iu a. * - r-- tirrii i*"!:— -trï ttti».'.
V î-^^» -in- :"' -r? :iir^. ui iLs- jt .''.-iî^** ^s r^r^oi ?i i..«
^ ..•>*> ••--.-•Tii.liTlt-ir ^înr--*r "^in r zr^ IIX PU iuMu^rp:'- - .*rr *ir ;« • i* iij* —" •znl--r^ «^-i ' ni ??fTi-»iiirrt ic pr**."»::.!
,-^^î^i*^ '^^ ""^^lili.ti'- -iT ru^ i-»r inrî at=-.ii; ^uipun--Tf ûiii'-lvl- , 1 ail— :f-''i* ^ivO. -* xiiuirf :• in-uHxiir-f.. *•: îl l&ii^f Lt.v
^\^^ *-. nî.riit tj '•* - ''— *^^^T- ''-^^^^ ^** ^*'^ ifnïK^ ocl - ' \. ^ ^•— Il * CL ir^ic-::^ ?i^ S^j-t-^r-f 1.1^ puis.. 3e 1*. sur