‹ La philosophie de l'impérialismeChapitre 164 sur 230 · SÉJOUR A STOCKHOLM — « LES PLÉIADES · texte numérisé non relu

SÉJOUR A STOCKHOLM — « LES PLÉIADES

Prenons à regret congé de ces Souvenirs de voyage qui nous ont fourni de si précieuses données sur Tétat moral de leur auteur, et, avant de passer à Tétude des ouvrages ultérieurs de Gobineau, traçons, afin de les mieux comprendre, une rapide esquisse de son existence au cours de ses dernières années d'activité diplomatique. Nous le ferons d'ailleurs d'après des documents offerts dès longtemps au public, et sans crainte par conséquent de commettre quelque indiscrétion ou indélicatesse qui seraient particulièrement sensibles, il faut l'avouer, touchant une personnalité si récemment disparue de la scène du monde, en laissant derrière elle parents et amis.

Le comte accepta en 1872 le poste de ministre à Stockholm, qui fut le dernier de sa carrière, et il demeura jusqu'en 1877 dans la capitale Scandinave, n avec assez de calme, se remettant doucement de beaucoup d'ennuis et de sou£Frances physiques. » C'est de ce séjour que datent la plupart des productions qu'il nous reste à examiner. Or nous possédons sur cette période de sa vie deux sources d'indications précieuses que nous avons signalées au début de cette étude, toutes deux d'origine vvagnérienne d'ailleurs, et publiées après sa mort dans les Bayreuther Blœtter. Le récit de M. Philippe de llerlefeld (1) surtout fournit une vivante image du milieu où mûrirent les fruits suprêmes d'une si féconde intelligence. Ce

(1) D'après le docteur Kretzer (Gobineau ^ p. 34), ce nom serait le pseudonyme «lu prince Philippe d'Eulenburg, ancien ambassadeur d'Allemagne à Vienne, qui est Tun des membres les plus en vue de l'Association Gobineau.

Page 1