‹ La philosophie de l'impérialismeChapitre 211 sur 230 · AMADIS · texte numérisé non relu

AMADIS

Sî V Histoire dOttar-Jarl montre des traces évidentes de fatigue intellectuelle, on en peut dire autant à plus juste titre encore de la dernière des œuvres du comte, le poème à'Amadis, La première partie de l'ouvrage fut publiée en 1876 (Paris, in-12) ; la seconde fut achevée du vivant de Tauteur, mais ne trouva pas d'éditeur, ce qui n*a rien de surprenant, après lecture faite. La troisième est restée à Tétat d'ébauche, mais la piété posthume de quelques amis nous a donné une luxueuse édition du livre tout entier (Pion, 1887). On regrette d'être cod> traint de terminer sur ces pages médiocres la revue d'une œuvre par tant de côtés originale. C'est là du moins notre impression personnelle, que nous allons essayer de soutenir par des preuves. Pour M. Schemann, au contraire, Amadis^ par la hardiesse des idées, la richesse de l'imagination et la variété de la forme poétique, laisse loin derrière soi toutes les créations précédentes de l'auteur (l); c'est o un hymne sublime à l'idéalisme » . On assure que ce fut le livre favori de Gobineau, et l'Allemagne wagnérienne, toujours amoureuse de ce héros, voudrait encore, sur son propre jugement, nous renvoyer son Amadis comme un chef-d'œuvre incompris dans son pays d'origine. Mais nous l'arrêterons une fois de plus dans ses empressements trop chaleureux; l'importance de la forme l'emporte assez sur celle de l'intention, dans la poésie épique, pour que nous y demeurions seuls juges compétents en notre

(i) Préface de la traduction des Nouvelles asiatiques.

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