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CHAPITRE VI

... Je ne vois pas çrand mal, je le confesse, *

A ce que le manant, qui n'eut jamais de cœur. Sente un peu sur son dos une main qui l'oppresse Et sur sa joue atteinte un soufflet du moqueur... Lâche, méticuleux, soupçonneux, fourbe et chiche, // tient que tunivers jouit de le voir riche y Et n'a d'autre raison pour rouler dans l'ëther Que d'arriver au jour où le blé vaut plus cher.

Eh! eh! cela est pourtant assez arian, cet utilitarisme qui se fait dans le centre du inonde. — Toutefois, ces gentillesses ne sont rien en comparaison de celles que le comte prodigue à la bourgeoisie de son temps, sous prétexte de morigéner les citoyens du royaume de Nicée; car, à titre de fils des féodaux, sinon en sa qualité de romantique, il nourrit une particulière rancune contre ces concurrents heureux dans la lutte pour Texistence.

liicée était surtout abondante en bourgeois... Mais j*ai tort de jouer avec ces misérables.

Auxquels je ne veux aucun bien.

Maudits soient les pays et les temps détestables

Menés par ces hommes de rien.

Ou encore (sans songer que les Gournay eussent pu se nommer Gros-Gauvain aussi bien que Petit-Gauvain, ou Gauvineau) :

Voilà le dernier mot de notre histoire entière :

Pour qu'un nommé Gros-Jean, pour qu'un certain Gros-Pierre

De son ventre arrondi ravisse tous les yeux,

Qu'il ait l'oreille rouçe, un bon rire joyeux.

Que d'un œil fanfaron il détaille ses bourdes...

C'est pour lui qu'ont peiné les antiques vertus,

G*est pour lui qu^on a vu les monstres abattus.

C'est pour lui qu'a parlé la sage mandragore...

On voit que notre homme s*élève tout d'un coup à une véritable éloquence, pourvu qu'il s'agisse d'accumuler des imprécations. — Et voici reparaître l'ingénieuse classification sociale des Pléiades; dans le dénombrement de l'armée que Théophraste mène à l'assaut de la chevalerie, les» drôles » , ce sont

évidemment les chefs de cette trombe dévastatrice. Derrière eux vient a des parleurs la cohorte sacrée « , cultivant la « sacro-sainte phrase » , les impuissants de toute espèce.

Chacun d'eux vaut un imbécile Doublé d*un traître, et ça fait deux!

Enfin, à la suite de cet état-major, roule le flot des instruments aveugles.

J*ai Talliance de ces brutes...

Lear seul instinct est de détruire, Dût la destruction leur nuire.

Ce sont les brutes... les voici!

Et revenant encore une fois, malgré ses contradictions intermédiaires et Tapologie de Bordeaux ancien, aux antipathies de sa jeunesse, aux sentiments d*un pur disciple de Boulainvilliers, le poète d'Amadis voit le recrutement de cette armée monstrueuse assuré par la résurrection du sang romain. Les héros arians groupés autour d'Amadis nous expliquent ce terrible phénomène.

Quand nous vînmes de TOrient, Nous avions terrassé la béte, La huve inquiète et cruelle...

Mais les bandes insaisissables De ces misérables rivaux, Aussi nombreuses que les sables, Ont glissé sous les temps nouveaux...

Ces Romains que nous croyions morts, Rampant sous leurs tristes royaumes.

Rongeaient au pied nos contreforts.

Ils sont venu 9 fourbes et traîtres, Intrigants autant qu'autrefois...

Puisque encore une fois, monde fou, tu t'^g^ares. Gomme il convient tu périras...

Nous verrons, nous verrons saint George, Nous verrons le fier cavalier Sortir tout armé de la forge...

Serait-ce ici Timpérialisme anglo-saxon qui se montre avec

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