CHAPITRE V
valeur : il n^a qu*ayersion pour notre mobilité occidentale, dont on pourrait cependant prétendre, en comparant Tétat actuel de TEurope à celui de TAsie jaune, qu^elle forme la condition nécessaire de la vie et du progrès.
Quant au Japon, féodal encore à Theure de VEssai, Gobineau le voit à peu près dans la situation où se trouva la Chine sous les descendants immédiats des kschattryas réfractaires. C'est dire qu'à ses yeux la haute société tout au moins y doit contenir des éléments blancs assez prépondérants, car féodalité et aryanisme sont synonymes* à son avis. Il y a quelque mérite dans cette vue prophétique en somme, et que les dis- <;iples du comte n'auront qu'à amplifier pour expliquer l'état de chose actuel et l'incroyable essor de ce peuple nouveau depuis sa révolution de 1870. Le développement certain de l'imagination et du sentiment artistique dans Tarchipel Nippon pourra de son côté se voir justifier par des éléments noirs, qu'on rencontre encore assez purs au nord de ses îles et qui doivent exister aussi vers le sud, car on les trouve bien plus prépondérants vers le midi de la Chine, où leur union avec les jaunes a produit la famille malaise. C'est là, notons-le en passant et sans nous y arrêter plus longuement que le comte, le deuxième des mélanges simples de races, le noir-jaune, comme nous avons vu le Sémite blanc-noir. Les Malais, paisibles et bien doués, formeront l'élément passif des civilisations de l'Extrême-Orient et de l'Amérique, mais ne joueront toutefois aucun rôle important dans les destinées du globe, parce qu'il manque à leur sang l'infusion noble.