LA GRÈCE
Négligeant pour un moment la civilisation iranienne, assez sacrifiée dans VEssaiy et que nous retrouverons comme thème d'un ouvrage spécial de Gobineau, VHistoirc des Perses^ nous abordons avec lui les rivages dentelés de la Grèce, où va se jouer Tun des plus émouvants épisodes du drame des mélanges.
L'origine de la civilisation grecque doit être recherchée dans le mouvement migratoire d'une tribu ariane, les Hellènes, qui, abandonnant pour des raisons inconnues la patrie primitive, vint par le nord occuper la péninsule des Balkans. Les Hellènes s'avancèrent en conquérants; et il est fort important de déterminer dès à présent la nature ethnique des peuplades qu'ils soumirent. Là, comme partout, en somme, car Gobineau a introduit un peu de jaune jusqu'en Assyrie (1), et beaucoup de noir même en Chine, ce furent d'une part des populations jaunes alors maîtresses de l'Europe entière, comme nous le verrons, et tout au plus un peu relevées déjà par des alliances japhétiques, celtes et slaves; d'autre part, desélémepts mélaniens ou sémitiques, apportés par les flots complaisants de la Méditerranée (â\ la mer propice aux rapprochements dangereux, la véritable entremetteuse des nations de son bassin.
Ces prémices sont établies par une analyse fort ingénieuse dos plus anciens mythes de la poésie hellénique. Gobineau est
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