‹ La philosophie de l'impérialismeChapitre 84 sur 230 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

ne tendant qu'à satisfaire des penchants purement matériels : le besoin de manger, de lutter contre les intempéries; la seconde se proposant, nous Tavons vu, des a buts intellectuels n . Mais c'est là une preuve nouvelle de son incapacité à délimiter les domaines blanc et jaune dans le nord, et quiconque ne se sent pas absolument convaincu que les runes fussent la principale préoccupation des jarls refusera peutêtre d'accepter cette distinction trop subtile. En reconnaissant ici une curieuse analogie de mœurs issue de modes d'existence analogues, l'on cherchera tout au plus, avec la précise école contemporaine des milieux, la raison de certaines difiFérences qui subsistent, même en ces stades inférieurs de la civilisation, dans la vie pastorale d'une part, dans la pratique exclusive de lâchasse d'autre part (I).

Les remarques précédentes auront donné, nous l'espérons, la clef du symbolisme si persuasif de VEssai : c'est un poème allégorique, bâti avec une constance et une ingéniosité remarquable, relevé par de véritables réussites dans les détails psychologiques, qui retiennent et qui font penser.

(1) Le docteur Hentschell, tirant, nous l'avons dit, les Arians des Malais^ expliquerait sans peine l'analogie des sachems noirs-jaunes et des jarls scandinaTes.

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