‹ La Philosophie de l'organismeChapitre 34 sur 41 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

moins normal, même si l'on déplace ses parties ou si l'on en supprime n'importe quelle portion : dans des cas semblables, une machine ne pourrait jamais rester identique à elle-même.

Notre discussion analytique nous a donc conduit à une doctrine vitaliste. Il s'ensuit que nous ne pouvons accepter le nom que Willielm Roux donne à l'étude analytique de la forme individuelle et de son développement : Enlwickliingsmechanik ou « mécanique du développeuient », titre qui pourrait d'ailleurs être transformé en celui de « Mécanique de la Morphogénèse », pour comprendre non seulement le développement normal, mais encore la régénération et l'adaptation.

Toutefois, nous ne pouvons appeler « mécanique » ce qui est précisément étranger et opposé à toute explication mécaniste.

Si peu importants que soient les mots, mieux vaut donc employer celui de « Physiologie de la forme ». C'est l'étude de ce domaine scientifique (jue nous achevons avec le présent chapitre.

Répétons encore une fois que nos deux preuves de l'autonomie de la vie se fondent sur une analyse rigoureuse de certains faits concernant la (lislr-ihulion des puissances morphogénéliques et sur rien d'autre. Ce n'est pas tel ou tel fait considéré en gros qui nous a permis de déuiontrer \c (« vitalisme », c'est la discussion analyti(|ue : T de U\ dilJ'i'rencialion des systèmes équipotentiels harmoniques ; 2** de la genèse des systèmes écpiipotentiels complexes. Celte remarque a une importance logique considérable.

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