PRÉFACE XVII
rhistoire. rai cru le trouver en Jésus-Christ. Si la critique établissait la vanité de mon espérance, eh ! bien, de chrétien je deviendrais juif; je chercherais encore le Messie avec Passurance qu^il se trouvera, car la chute, la restauration, la grâce, le libérateur sont pour moi des faits intérieurs non moins que des nécessités évidentes, des données qui ressortent mathématiquement du rapprochement des phénomènes et de lldée nécessaire du bien, bref des éléments constitutifs de la croyance en Dieu. Le Dieu qui se cache dans ce monde-ci, qu'on n'y voit point, qu'on n'y sent point, qu'on n'y prie point, et qui nous attend à la sortie, n'est pas Dieu, c'est Groquemitaine.
La difficulté n'est pas d'entendre ces choses, l'essentiel n'est pas non plus de savoir exactement comment le nom du Sauveur divin s'épèle; ce qui est important et difficile c'est de comprendre en quoi consiste le salut lui-même, et quel rapport existe entre l'histoire de Jésus le nazaréen et notre affranchissement intérieur. Les sentiments les plus autorisés sur ce point nous semblent empreints de quelque arbitraire, pour ne pas dire plus. Et que cet arbitraire au cœur même de la religion nuise à la pureté, à la clarté, à la fermeté de sa pratique morale, ni la réflexion, ni l'histoire ne permettent de le contester. C'est grftce à cet arbitraire que ndée de la rédempticm a pftli dans la chrétienté,
qu'on a refait les sacerdoces, ^ue le féticliisnie