PRÉFACE XXV
la doctrine quHl s'agit de sanctionner anjourdlmi. Au jugement de la raison vul|^e il n'y a que deux attematives également incompatibles avec la doctrine de llnfaillibOité du St-Siége : ou bien le pape Honorius est règlement tombé dans Thérésie, ou bien ses successemrs et les conciles Tout injustement condamné et les foudres de TEglise peuvent s'égarer. C'est ainsi que parlent aujourd'hui les adversaires de l'ultramontanisme. Ils ajoutent que les grands docteurs de l'Eglise qui ont enseigné l'infaillibilité des papes ont été trompés par des pièces fausses qui ne sont plus défenr dues par persomie, puisque les papes eux-mêmes renoncent à les invoquer. Mais il n'importe: égarés ou non, ces docteurs ont parlé, ils sont devenus des sources^ leur autorité prévaut, l'Eglise croit au pape infaillible, et le condle ne fera qu'enregistrer un plébiscite: vox popîMy vox Dei. De la démagogie au despotisme, c'est le chemin de l'esprit et celui de la nature.
Quand le concile a prononcé, les catholiques libéraux n'ont qu'à se soumettre, pour rester conséquents à leurs propres maximes. Ils le savent et ils l'avouent. Et se soumettre, ce n'est pas se taire, c'est croire. S'ils ne croient pas ils seront damnés. Il leur faudra donc croire que le pape Honorius n'a pas été condamné comme hérétique. Il leur faudra croire qu'ils n'ont pas lu ce qu'ils ont lu. Le pourront-ils bien? — Cela les regarde. En vé-