L'ORGANISME ABSOLU
tendant à se réaliser par Tînitiative de Jésus-Christ. L'Eglise ainsi comprise est un besoin de la pensée philosophique. Pour les établissements qui portent ce nom, elle est un critère, un but et un idéal. La certitude que cet idéal sera pleinement réalisé paraît impliquée dans la certitude qu'il existe un Dieu parfait. Sa réalisation progressive est l'objet de notre activité morale. Le souverain bien dépend donc des individus, et la résistance d'un seul peut y mettre obstacle. Il y a là une contradiction que je n'essaierai pas de lever, car je crois comprendre pour quelles raisons, pour quels motifs le problème est insoluble ici-bas. Il est impossible d'admettre que Dieu ne veuille pas le souverain bien, impossible que ce que Dieu veut n'arrive pas, impossible également que la liberté soit contrainte. On peut se représenter que la volonté persistante de s'anéantir finirait par amener l'anéantissement. On peut supposer que la force de résistance au bien diminue dans le pécheur à mesure que le courant du (bien grossit dans l'humanité. L'intercession des prières n'a pas d'autre objet, et repose sur l'unité foncière et primitive de notre essence morale ; car les miracles qu'elle sollicite ne sauraient être contraires à l'ordre moral absolu. On peut croire aussi que la résistance et le châtiment dureront toujours. La réalisation du bien suprême est un objet de foi; rien proprement ne la garantit. Mais que l'organisme absolu s'achève ou non, l'idée en reste la même.
Dans rorganisme absolu, chaque élément, formant un tout par lui-même, devient librement un organe, et la perfection du tout se reproduit dans chaque élément sans s'altérer, sans s'amoindrir. Cette forme de l'existence, la plus élevée que nous puissions concevoir, est réalisée dans son trait essentiel du moment qu'elle est voulue. Par le fait de sa conversion, l'individu devient membre de l'Eglise et concourt à former l'Eglise. L'entière regénération de tous les hommes produirait d'ellemême l'organisme absolu.
Cependant, pour en obtenir une idée approximative, il ne faut pas l'envisager uniquement comme le but de nos propres efforts. Il faut se souvenir que nous ne faisons rien sans Dieu, que notre part à toute œuvre réelle se réduit à la prière qu'il inspire, et qu'il accorde au-delà de notre demande. Dans la conception de l'unité suprême, la régénération morale est l'élément essentiel et la cause de tout, mais pour que les conditions de notre existence répondent à l'idée parfaite ^e l'esprit, cette révolution semble devoir en amener d'autres à sa suite.
La nature sera renouvelée : nos corps, semés en poussière, ressusciteront glorieux. Nos rapports avec le temps et l'espace seront changés, ainsi que ridée de la liberté le réclame. Nous nous posséderons nous-mêmes et , nous possédant , nous pourrons nous donner. A l'intensité de la vie correspondra la force de l'expansion. Nous n'aurons
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plus rien à nous cacher réciproquement, et nous lirons dans le cœur de nos frères non de fugitives images et de superficielles émotions, mais l'intimité de l'esprit. Il faut que cette union soit possible, car Fâme la cherche d'un désir ineffable et inextinguible; il faut que l'esprit devienne transparent à l'esprit, qu'il le pénètre et qu'il le possède, ou le dernier mot de toutes choses serait dérision. Par cette pénétration absolue, par cette 'possession mutuelle dans l'unité d'un même amour, la conscience universelle sera réalisée, et l'Humanité deviendra personnelle, non dans l'absorption des personnalités finies, mais dans la plénitude de leur épanouissement.
Toutes ces lignes sont tracées par la raison, par les instincts permanents de l'âme et surtout par la conscience. La raison veut quelque part la pleine réalisation des idées que l'expérience lui suggère, en les lui montrant toujours entourées de contradictions. L'àme rêve un idéal toujours le même, et le prophétise dans ses soupirs. La conscience exige un bien sans tache, et lit le but dans le commandément. Ne laissons pas l'imagination compléter ce tableau; l'imagination n'a point de couleurs pour le peindre, elle ne saurait que le gâter. N'essayons pas d'en réunir les traits, nous échouerions dans cette entreprise. L'idée de l'Eglise éternelle dépasse notre intelligence. L'induction ne nous fournit que des notions très incomplètes sur les change-
ments qui nous attendent au delà de cette vie. Dès lors, ignorant ce que sont les éléments du tout, nous ne pouvons pas marquer avec précision comment ils s'uniront pour le former. Cependant cette défaillance de la pensée n'est pas une raison pour mettre en doute la réalité de son objet : nous tiendrons pour vrai ce qui est conclu régulièrement de principes vrais, alors même que cette conclusion dépasse à certains égards notre intelligence; mais nous ne tenterons pas de suppléer à la faiblesse de notre entendement. A défaut d'une vivante image, nous nous contenterons d'une formule, et nous dirons que, « dans l'accomplissement de la restauration, l'Humanité, réunie à Dieu par la liberté de ses membres, s'unit en elle-même et avec la nature pour former un organisme absolu de liberté , dans la simultanéité de l'existence spirituelle. »
Nous sommes arrivés au terme. C'est au jour de Kdée suprême qu'il faut examiner l'enchaînement des doctrines précédentes. Notre conception du but final me semble posséder une évidence propre , indépendante des théories qui l'ont amenée, et par là de nature à les recommander. Nous reconnaissons l'organisme absolu comme but de la création au même titre que nous avons posé la liberté absolue : en vertu de la loi de perfection. Nous irions presque jusqu'à l'appeler une vérité évidente par elle-même ; car il est manifeste à l'esprit capable
de s'interroger que la réalité des choses doit au moins égaler ses pensées. Nous affirmons Torganisme absolu au même titre que la liberté de Dieu, et nous trouvons la certitude de sa réalisation impliquée dans la croyance en Dieu. Si Dieu est parfait, comme nul ne peut en douter, sans admettre peut-être avec nous qu'il le soit par un acte de sa volonté ; si Dieu est parfait, la perfection de l'existence finie doit s'accomplir. Cette perfection, c'est l'unité libre, l'unité morale, où tous vivant en Dieu et chacun en tous, l'infini se multiplie dans le fini. Mais si la communion de la vie divine est le but, le point de départ est évidemment une communication de cette vie ; si l'unité libre est le but, le point de départ est évidemment l'unité naturelle et substantielle; si la pluralité des individus est un élément de la perfection finale, l'individu ne saurait être un mode ou un accident ; la substantialité des individus, leur création spéciale ressortent de leur valeur et de leur destination finale, et pourtant il faut entendre cette création spéciale de telle manière que l'unité de l'espèce n'en soit pas compromise. Ainsi les obscurités , les contradictions apparentes de notre théorie sur l'humanité se dissipent dans la contemplation du but suprême : les solutions que nous avons acceptées afin d'expliquer tant bien que mal les phénomènes du présent, sont réclamées par le but; nous les concevons comme nécessaires à l'accomplissement du but, sans
qu'il nous soit permis cependant, d'après les lois de la méthode, de conclure de cette nécessité apparente que Punité organique absolue n'aurait pas pu se réaliser autrement.
Si l'idée du souverain bien dans le sens absolu est le terme de la métaphysique religieuse, l'idée du souverain bien dans les conditions générales de l'existence actueQe forme le centre et le sommet de la philosophie morale. Ainsi nous sommes arrivés à la conclusion de cette étude : nous sommes revenus à notre commencement. Partis de la loi morale: « réalise ta liberté, » nous trouvons au terme le souverain bien que doit procurer l'obéissance à cette loi. Toutes nos recherches sont enfermées dans les deux notions fondamentales de la morale, la loi et le but. Nous n'avons fait autre chose que de lier ensemble ces deux points en éclaircissant l'idée du sujet auquel la loi s'adresse, connaissance indispensable pour s'assurer que la loi conduit au but. Nous avons essayé d'expliquer l'homme à lui-même en déchiffrant les caractères gravés au fond de son âme. Nous avons dit son origine , sa condition présente et sa fin. Le développement régulier de cette dernière idée constituerait la science de la morale.
L"exposition des moyens d'en amener la réalisation en partant de l'état actuel du monde et de nos cœurs, est l'objetde la morale envisagée comme un art. Pour acquérir une utilité véritable, cet art
suppose avant tout une connaissance profonde du présent et de ses besoins. En effet, l'idéal absolu n'est jamais pratique; chaque siècle a son idéal relatif, comme chaque individu ; c'est celui du progrès possible dans le sens du bien absolu, en se fondant sur l'état de fait.
Nous ne devons pas nous engager dans ces recherches nouvelles : cependant je voudrais, en finissant, diriger votre pensée vers l'application de nos principes et vous donner quelques indications sur la manière dont le souverain bien peut être réalisé.
Et d'abord je profiterai des moments qui nous restent pour examiner, en parcourant rapidement l'histoire, quels pas ont été faits jusqu'ici dans le sens de l'idéal.
Nous avons retracé dans ses traits les plus généraux l'œuvre qui s'accomplit dans l'humanité jusqu'à Jésus-Christ ; puis de Jésus-Christ nous nous sommes élevés immédiatement à l'idée du souverain bien, parce qu'en Jésus-Christ la restauration de l'humanité est idéalement accomphe, comme elle l'est réellement pour le fidèle qui meurt en lui. Nous avons étudié le centre du christianisme, la transformation toujours pareille qu'il opère dans la volonté de l'individu ; il nous reste un mot à dire sur les changements successifs qu'il amène dans la société et dans l'intelligence. Dans ce coup d'œil
historique je suis encore M. Braniss, avec lequel je me trouve en parfait accord ^
« La mort de Jésus-Christ est la mort du monde ancien , dont sa venue personnelle a été Taccomplissement, comme elle est la naissance d'un monde nouveau. L'histoire finit et recommence. L'humanité historique meurt dans une longue agonie ; elle meurt pour ressusciter. Il se forme d'autres peuples et d'autres langues. La civilisation nouvelle qui s'établit reconnaît expressément la foi en Jésus- Christ pour son principe.
Comme la naissance du Christ-homme a été l'achèvement de la première histoire, la naissance du Christ-humanité est le terme auquel tend là seconde. La formation du corps de Christ, la formation de l'Eglise est l'unique objet de l'histoire moderne. Nous apercevons en elle un double mouvement. Le premier est une transformation extérieure, une évolution sociale, œuvre de la foi chrétienne sur l'humanité. L'espèce naturelle est ici la substance ou le milieu résistant; Christ manifesté, la force motrice qui tend à se réaliser. Le fond de toute l'histoire proprement dite est la Mission. L'Eglise se présente dès l'entrée avec la conscience de son universalité ; la conquête du monde est pour elle une prophétie, que l'événement confirme bientôt. La communauté chrétienne grandit au milieu du
(1) Voyez sur toute cette importante matière la préface de nos Recherches de la méthode.
monde ancien, dont les formes s'écroulent. Les Juifs sont dispersés, TEmpire se divise et s'afTaisse; Fadoption du christianisme par TEtat n'empêche pas la ruine d'une société que le christianisme n'a pas produite; mais les populations désagrégées s'unissent de nouveau dans la foi. La nouvelle croyance s'impose assez aisément par l'effet de sa supériorité intrinsèque aux races nouvelles qu'on voit surgir dans le champ de l'histoire, et qui, mêlées aux , débris du peuple ancien, forment la masse compacte d'une seconde humanité. La production de ce corps de la chrétienté , la constitution de l'Eglise comme sa puissance directrice, comme son âme, remplissent la première période de l'histoire moderne, durant laquelle le monde ancien succombe dans la lutte et disparaît. L'Eglise, d'abord persécutée, fait la conquête de l'Etat.
La seconde période comprend l'action de l'Eglise au sein de l'humanité chrétienne, la formation des nationalités et des Etats chrétiens; elle se clôt au moment où la découverte de l'Amérique et du chemin des Indes ouvrent la terre entière à la prédication du christianisme. Le pape et l'empereur remplissent cet âge, qui commence par la domination de l'Eglise sur l'humanité, pour aboutir à l'émancipation de l'Etat. Durant cette période, la profession du christianisme est considérée comme un devoir social.
La troisième époque est celle où le christianisme
devient individuel par l'influence de la Héformation, qui brise sa forme collective en abaissant la puissante de TEglise et en relevant l'Etat: elle commence par la prédominance de l'Etat sur l'Eglise, et tend à la complète séparation de cei^ deux éléments, pour arriver enfin à l'unité spirituelle et libre de l'Eglise, constituée par la communion des individus. La profession du christianisme y devient une affaire de conscience.
Telles sont les destinées du christianisme dans l'humanité. Mais il est impossible de séparer cette évolution extérieure, qui embrasse l'histoire politique, et qui jusqu'à un certain point nous en donne la clef, de l'évolution intérieure ou théologique. La matière soumise à l'action n'est plus ici la société, c'est la conscience.
La foi s'empare d'abord des âmes comme ime puissance supérieure qui ne laisse pas de place à la réflexion. Le sacrifice du Sauveur est accompli. La nouvelle de sa mort et de sa résurrection répondait aux besoins les plus intimes de l'humanité. Le spectacle du changement merveilleux qui s'est opéré chez les apôtres fait monter au cœur des multitudes le désir de la conversion; et l'exaucement de ce désir renouvelle dans chaque fidèle le miracle de la naissance de Jésus. Ainsi la foi est pour chacun d'eux une création, la création d'un germe qui tend à se développer dans l'individu, mais qui est identique chez tous. La foi person-
nelle est un fait immédiat, aussi bien que les événements dont le récit la fait naître. L'intelligence réfléchie est ici passive; elle ne peut que contempler et raconter ce qui se passe dans le cœur. Tel est le caractère de la foi des premiers temps, tel sera toujours le caractère de la foi naïve. C'est lui qui constitue l'inspiration des écrits évangéliques et qui leur donne une valeur infinie. Expression immédiate de la vie chrétienne, en eux réside la puissance de l'allumer, tout comme ils seront à jamais la mesure de la vérité religieuse. Mais ils rapportent le fait sans l'expliquer, ils ne contiennent pas précisément de théologie, ou plutôt quelque autorité qu'assure à leurs auteurs l'énergie d'une foi puissante, la théologie qu'ils renferment nous offre déjà les traces de l'esprit individuel, et même de tendances individuelles assez divergentes. L'essentiel est le fait lui-même : le fait extérieur, l'épopée chrétienne, et le fait intérieur, la conversion. L'œuvre spirituelle dont ces faits sont le point de départ, c'est que ces faits immuables deviennent intelligibles, c'est que le sentiment chrétien arrive à se comprendre lui-même. Cette œuvre . nécessaire à la parfaite réalisation de l'Eglise s'accomplit par la réaction de l'intelligence sur la substance de la foi. La foi et la science, c'est-à-dire le fait et la pensée, l'expérience et la raison, tels sont les deux facteurs de l'évolution^théologique. Cette évolution est indispensable, car en donnant
un nouvel objet à la pensée, la conversion n'a pas détruit la pensée. Les deux puissances existent ; elles sont providentielles, elles sont divines toutes deux. Si si Ton réussissait véritablement à ramener «Btjourd'hui Fétat de la primitive Eglise, qui n'avait qu'un récit et point de dogmes, le premier effet d'un tel retour vers le passé serait de recommencer le travail de la théologie.
Le but de ce travail intérieur, comme généralement celui des évolutions historiques, est la conciliation des deux termes opposés dans un commun produit qui conserve la vérité de l'un et de l'autre. L'expérience et la réflexion ont été séparées: ia seconde, un moment muette, réclame bientôt ses droits. Il faut donc que la pensée et le fait se pénètrent réciproquement, il faut qu'au terme de l'opération il ne reste plus rien dans le fait qui ne soit clair à l'intelligence, plus rien dans l'intelligence qui ne soit transformé par le fait, c'est-àdire rendu chrétien.
L'évolution dont il s'agit diffère cependant par un trait fort essentiel et des précédentes et du mouvement parallèle qui s'accomplit au dehors dans la constitution de la société. A l'inverse de tout ce que nous avons vu, la substance soumise au travail est ici pure et parfaite, tandis que l'agent ne l'est pas. La règle et la mesure se trouvent donc dans 1» substance. Le christianisme doit être conservé dans son intégrité; l'affaire de la pensée
est de s'assimUer à la foi plutôt que de s'assimiler la foi. Dans son travail pour en obtenir conscience, il ne lui est pas permis d'y rien changer.
Ceci s'applique aux faits immédiats. On n'en pourrait dire autant d'aucune des formes que le christianisme reçoit successivement par l'opération de l'intelligence ; on ne doit le dire d'aucun symbole, d'aucun formulaire, d'aucun dogme; car tous les symboles, tous les formulaires, tous les dogmes sont déjà des produits de la réflexion réagissant sur le contenu de la foi, non la pure substance du christianisme.
La première phase de l'évolution théologique a pour objet la fixation du dogme : la substance de la religion doit être d'abord circonscrite par l'intelligence. La constitution du dogme chrétien correspond à la constitution de la chrétienté et de l'Eglise visible. La pensée est encore plus ou moins passive chez les Pères de l'Eglise ; du moins ne se rend-elle pas un compte bien net de la part qu'elle prend au travail. Il s'agit essentiellement de préciser ce qui est donné dans l'Ecriture. La philosophie proprement dite ne se trouve que dans l'hérésie .
Après avoir déterminé l'objet de la foi, l'intelligence s'applique à ce contenu, dans la seconde phase, pour chercher à s'en rendre compte, comme elle ferait d'un objet extérieur. L'intelligence et le dogme sont en présence. Je ne dis pas, l'intelligence
et l'Evangile, mais Tintelligence et le dogme, tel qu'il a été élaboré par la réflexion et sanctionné par PEglise. Il s'agit maintenant de le justifier aux yeux de la raison. L'issue d'une telle entreprise ne saurait être que le sacrifice du dogme à la raison. Cette période commence par la prédominance absolue de la foi, pour aboutir à l'émancipation de la philosophie, qui correspond à l'émancipation de l'Etat.
Le principe de l'identité entre la raison et la foi, qui domine la troisième période, se traduit d'abord par la négation du christianisme positif. Ainsi l'intelligence, absolument livrée à elle-même, n'y trouve plus d'autre but que de déterminer ses propres lois et de formuler les résultats de son activité. Mais l'intelligence a été pénétrée par la substance dont elle s'est nourrie durant tant de siècles. Elle est modifiée dans son intimité par ce christianisme qu'elle se vante d'avoir fait évanouir; et dans son travail sur elle-même pour résoudre les questions qu'elle s'est posées, elle est obligée d'en reproduire la substance, et de proclamer comme vérités philosophiques le contenu même des dogmes dont elle a secoué l'autorité. La conclusion de cette période ne peut être que la conscience d'une identité foncière entre la pensée philosophique et les faits chrétiens, qui doit amener la libre acceptation des faits connue tels, la liberté de l'esprit dans la foi. »
Nous disons la libre acceptation des faits. Il est