IV. — Les Egyptiens
L'Egypte ancienne occupe dans l'histoire de la civilisation une place considérable. Non seulement à une époque extrêmement reculée, elle nous apparaît déjà en possession d'une organisation politique et sociale vraiment étonnante ; non seulement elle a acquis de bonne heure et conservé pendant de longs siècles une réputation exceptionnelle de sagesse ; non seulement avec le temps elle a amassé par voie d'observations dans le domaine de la nature des connaissances étendues que d'ailleurs elle ne semble pas avoir jamais fait entrer dans des cadres scienliliques ; mais placée sur la carte de l'esprit humain comme sur celle du monde au point d'intersection de l'Orient et de l'Occident, elle a servi à la Grèce plus que toute autre contrée d'initiatrice dans la double sphère de l'art et de la science (1).
(1) Dans un ouvraf^e intitulé Sanciuai)r>i (VOiioit, M. Schuré définit l'Egypte antique i< le pays où résident les Idées-Mères qui tiennent la