LA SCIENCE ORIENTALE
ne l'a jamais atliio. « Ou dirait que la science, avec ses [u'océdés précis, avec ses investigations constanlcs, avec ses analyses minutieuses et positives, est pour l'Inde et l'Asie un emploi trop viril et trop fort de la raison.... I^es Hindous se vantent, il est vrai, d'avoir possédé des connaissances astronomiques aune date fort ancienne ; mais quand, chez un peuple qui n'a jamais su observer et s'est contenté pendant longtemps d'une astronomie grossière et totalement dillérente, on trouve tout à coup, plus ou moins exactes, plus ou moins bien comprises, l'évaluation des rc'volutions planétaires, celle de la précession des équinoxes, des inégalités périodiques, el jusqu'aux constructions géométriques par lesquelles le gi'nie d'Hipparque réussit presque à expliquer ces dernières, il ne reste qu'une chose à faire: chercher à qui ce peuple a pris toules ces choses qu'il n'a certainement pas trouvées de luimême (r. » Ainsi se vérifie celte thèse soutenue par M. J. Sour}' : « Hien h)in que les Hellènes aient emprunté à l'Inde leurs connaissances les plus sublimes, c'est l'Inde qui a reçu de la Grèce les éléments mômes de sa haute culture scientilique (2). »
Si nous passons de l'Inde à l'Egypte, notre déception sera presque ('gale. Evidemment la race qui a construit les pyramides, élevé tant de monuments, sculpté tant d'obélisques el d'hy[togées, créé la légende de Theut, l'inventeur de l'écriture, et d'Hermès TrisuK^giste, l'inventeur des sciences, peut passer à bon droit pour l'une des plus instruites et des plus savantes de l'antiquité; mais outi'e que de la t^cience elle ne paraît avoir appri-ci*- que les applications pratiques ['■]),
(1) Barthr-lemy Saint-Hilaire. — Les désignations j^'rocqies di's dou/r signes du zodiaque ont passé dans les langues de Tlnde, cl li^s aslronoiiii's indiens confessent que ce sont des noms étrangers, sans lacinos correspondantes dans leur propre idiome.
(2i La même conclusion se di'-i^age avec un surcroil, de picuvos du livre plus récent de M. (ioblet d'Alviella, Ce ijuc rimlc iloil à la Grixe (Paris. 1897).
(3) Cf. Platon, licpiiblique, iv, 480, A.