II. — Les Hébreux
Ouvrons le livre sacré des Hébreux, la liible, ce monument antique entre tous, ces archives vénérables du genre humain : nous y trouvons à la première page une révélation positive sur les origines du monde. La postérité a lu et lira avec respect ce chapitre de la Gent-se, moins sans doute pour y chercher une solution arrêtée aux problèmes posés par les sciences particulières (astronomie, géologie, zoologie, etc.) (2),
(\] L'auteur ne se dissimule pas ce que les pages suivantes ofTriront (linsullisaiit aux yeux des savants qui se sont consacrés spécialement à l'étude des religions antiques. Mais quelle que fût son incompétence en ces matières (lesquelles d'ailleurs ne figuraient pas expressément tlaiis le programme académique), il lui a paru qu'il ne pouvait les passer entièrement sous silence sans laisser subsister dans son œuvre une lacune fâcheuse.
(2) C'est sans doute une réaction exagérée contre l'école voltairienne qui a dicté à Bernardin de Saint-Pierre ces paroles : • Je suis bien aise de dire à nos politiques qu'aucun liomme n'a mieux connu les lois de la nature que les auteurs des livres saints. »