I.A PinUlSOPIUE DE LA PAU Q
ite d'Adam, — le Jehovmli impitoyable à qtii le 'salmiste adresse cette prière sauvage : » Ilépaïads ta colère sur les nations qui ne te connaissent pas et sur les royaumes qui n'invoquent point ton nom... Et rends à nos voisius, en leur sein, sept fois au double l'oulraye qu'ils t'ont fait, ô Eternel ! » (i)
Ainsi, faute de pouvoir expliquer la guerre, Joseph [de Maistre nous renvoie au doyme du péclie' ori}j[incl, c"esl-ù-dire au « niystère n (a), et l'on comprendra que j'cvilc de disculcr une thèse qui se dérobe niétliodiquerncnt derrière l'aulorité d'un article de foi. H n'est ipas douteux, d'adleurs, que le dogme de la chute orifglnelle ne trouve dans la monstruosité el dans la continuité de la guerre une saisissante application, et Ton ne peut nier la sombre grandeur de ce pessimisme qui étend à lonte la descendance l'aveuglement criminel dû
th la faute de r.\nct5trc. Muis cette conception nicjuc, isolée du corps de doctrine dont elle est une pièce intégrante, se présente comme un symbole qui échappe à la discussion, comme à la dcnionstratiotr, et l'on comprendia cjue je ne n'entrepreimo poini ici d'examiner les [trincipes de la théodicée judéo-chré-
(i) psaume hWl\, C-I3.
^a) Dcuxanie Soirée, t. 1, p. 73.