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tienne. Qu'il nie suflise de signaler, après d'autres, l'étrajige contraste du Dieu île la Iraditic bililiqiie et de ce!ui de l'Evangile : l'un iniplacabl juslictiT, calculateur rigoureux des conipens^atior exigées par son équilc, l'autre père miséricordieux pardonne à toute une ville corrompue pour l'amc d'un seul juste ; le premier accablant lui-nièinc d'ui grôle de pierres les Amorrhécns déjà battus Israël (i), l'autre interdisant au disciple de tirer l'éj du fourreau ; le prenùer, « Dieu des armées », |1 second, « Prince de la paix n. Au reste, ces dei conceptions opposées se développent et parfois s'enti mêlent étrangement à lra\ers toute l'histoire de U pensée chrétienne. S'il a plu à Joseph de Maistre préférer !a première et d'expliquer le srondnlc de Ifl guerre par une conception scandaleuse de la Proi dence, ce n'est pas à nous qu'il convient de lui demander compte.
Je n'insislcrai pas plus longuement sur le geni d'argiuoentationqui consiste à faire appel au senlimenl
(i) Josucs \, lO-II.