I. — Vorigine dM. monde spirituel
L'absolu seul éttnt éternel, le monde des intelligenees finies a reçu son eustence, il ne se Test pas donnée. Et il a pris son origine comme son être, non pas en lut-même, mais dans un autre. £n d'autres termes, créé par une puissance au-dessus de la sienne, sa destinée a été fixée par une pensée plus haute que la sienne.
S'il était tout simplement devenu par lui-même oe qu'il est, et s'il n'était pas l'effet d'un acte de Yolonté suprême ou ,de création divine, c'est aussi en luimême qu'il faudrait cbercber sa cause et son principe. Hais puisqu'il n'a rien de nécessaire en lui-même, il ne saurait être causa sui^ et puisqu'il n'a pu, en dernière analyse, devoir son existence qu'à l'Être absolu, c'est en celui-ci qu'il faut reconnaître son principe, le fait et le motif de *sa création. Cela est forcé et ne comporte ni développement ni démonstration. La raison universelle l'a toujours entendu ainsi, et les textes
sacrés, en disant que c'est Dieu qui a fait le ciel, la terre et la mer, ainsi que tout ce qui s'y trouve [Actes XIV, 15), ne font que résumer les dogmes de cette raison. Les mots, ce qui est swr la terre et dans les deux [Colossiens I, 16), embrassent évidemment le monde spirituel; et pour la révélation comme pour la raison, ce monde est Tœuvre de Dieu.