TR0I8IÈ1II PARTIS. — CHAPITRK Y
ce qui est lamière est bon, et vient de Dieu, et va à Dieu : la science est bonne, la philosophie est bonne. Tout ce qui est force morale ou esprit est bon aussi, et vient de Dieu,et va à Dieu : Tindustrie qui dompte la matière est bonne, Tart qui la transfigure est bon, les institutions sociales quand elles sont pénétrées de justice sont bonnes, Tautorité légitime et la liberté réglée sont bonnes. Oui, dans toutes ces choses humaines il y a un rayon divin; aucune d'elles ne mérite notre mépris ou notre indifférence; par elles toutes le règne de Dieu, vérité et bien, se propage et se consolide. Mais rien ici-bas n'a son achèvement, rien ici-bas n'a toute sa force et sa vigueur, rien n'a vraiment son intégrité naturelle et son entière efficace, si Jésus-Christ ne s'en mêle. C'est que notre état n'est pas celui de la pure nature, et notre monde est un monde réparé par THomme- Dieu. Ne croyons donc pas que les choses aient rien à perdre à être rattachées par de solides liens, visibles ou cachés, à Jésus-Christ lui-même. Cela au contraire les relève, et leur rend toute leur vertu. C'est à Jésus-Christ de régner. Qu'il s'avance donc à travers l'humanité, resplendissant de beauté et de grâce, qu'on admire sa démarche ravissante, et qu'il règne. Specie tua et pulchritudine tua interulejpros^ père procède^ et regna^. Mais encore une fois qu'on