Trailé de V existence de Dieu^ II, cb. iv
S. Traité de f existence de Dieu^ I, ch. n; II, ch. iv ; ch. v, art. 5. •* Lettres sur la métaphysique et la religion, VII, 1. — Télémaque, Ut. IVy entretien de Mentor et d*Hazaei.
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lebranche et c'est son langage ^ Et dans Texposition de ces hautes pensées, c'est le même art naturel de rendre agréables et touchantes les vérités abstraites, le même besoin de mêler la prière au raisonnement, la même piété animaqt et soutenant les méditations philosophiques. Ce sont deux esprits de même race, deux Ames de métaphysiciens, prises Tune et l'autre d'un même amour pour le monde des idées, pénétrées l'une et l'autre de christianisme. Fénelon n'a point Toriginalité d'un inventeur de système ; mais en revanche, quelle étendue et quelle lai^ur d'intelligence, quel sens fin, quelle onction et quelle grâce! Et avec cela, une dialectique pressante, subtile, et une connaissance de la théologie approfondie et sûre. Par toutes ces qualités c'est, je ne crains pas de le dire, un platonicien et un chrétien plus complet. Quoi qu'il en soit, je ne connais point de grands hommes qui aient eu entre eux de plus vives et de plus intimes ressemblances.
1. Bn entrant dant le détail on trouverait sur plusieurs points de doctrine de frappantes analogies. Fénelon dit comme Malebranohe que Dieu est TÉtre sans restriction; quMl est étendu, mais non à la manière des corps , qu*il est plus qu'Bsprit, car il est TÉtre par excellence {Traité de fexisUnce de Dieu^ II, ch. v). Il exprime notre dépendance à Tégard de Dieu en termes que Ifalebranche même n'égale point (voir surtout LeUres sur la méiaph. I, ch. nr, 1). Quand il parle de la joie véritable et pure que la vérité répand dans les âmes (par exemple dans le TéUmaquet lorsqu'il peint le bonheur des âmes bienheureuses dans les Champs-Elysées), on ne peut pas ne pas se souvenir de ce que Ifalebranche dit si souvent de ces « Joies solides et délicieuses » (surtout dans les Médit, ekrét.)^ de « ce plaisir éclairé, de ce plaisir infiniment doux et paisible par lequel les saints goûtent la substance même de la Divinité.* (Traité de r amour de Dieu.)