‹ La philosophie de Malebranche (volume 2)Chapitre 37 sur 117 · Ilid.f V point, aru 13, P · texte numérisé non relu

Ilid.f V point, aru 13, P

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claire.de Dieu et que nous n^acquérons la eonnaia* wnce naturelle de la Divinité que par la connais* sance immédiate des créatures ; c'est aussi se mettre en opposition avec la foi, qui déclare expressément que nous ne voyons pas ici-bas Tessence divine*: pour toutes ces raisons les jésuites rejettent la vision en Dieu, qui leur paratt absurde et impie.

Dire que la substance de Dieu est participable en une infinité de façons, c'est parler un langage métaphorique qui ne signifie rien : les Pères jésuites aiment mieux dire tout simplement que Dieu seul comme tout-puissant peut créer les êtres, et qu'en les créant il leur donne dans un degré fini des perfections semblables aux siennes, mais réelle* ment distinctes des siennes et toujours mêlées d'imperfection. Quant à l'idée que Dieu a de chaque être créé, ce n'est rien du tout que la connaissance qu'il en a; et cette connaissance est Dieu même, Dieu en tant qu'il a une parfaite compréhension de soi-même, et conséquemment de sa toute*puissance et de ses autres perfections*.

Appeler Dieu l'être en général, l'être universel, c'est prétendre que les créatures ne sont rien et aller droit au spinozisme : les jésuites soutiennent que Dieu est*un être très-particulier, très-singulier'.

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