‹ La philosophie de Malebranche (volume 2)Chapitre 48 sur 117 · Rép, à un prov.j ch. clv, p · texte numérisé non relu

Rép, à un prov.j ch. clv, p

4. C'est ce que montre fort bien Bordas-Demoulin, développant la pensée de Bayle. (Le Cartésianisme, part. III, ch. ii.)

ISD DSinuiHK PARTI!. — GflAPITaB I.

cesftité par sa sagesse à créer, puis à créer précisément un tel ouvrage, et enfin à le créer précisément par de telles voies ^ Bayle est inépuisable quand il se met à signaler ces contradictions. Mais tout en mettant à profit tant de remarques si justes, comment ne pas dire avec Malebranche lui-même^ € H. Bayle a tourné en cent manières Tobjection » tirée de l'existence du mal ; c et pour faire sentir la difficulté, il fait des discours infinis fort inutiles ; car il njr a personne qui ne la sente d'abord^ cette difRcuUé effrayante^. » Oui, on la sent, mais on ne renonce pas, à cause d'elle, à la raison. La confiance en l'Etre infiniment parfait, hautement pro« clamée en dépit du mal, et justifiée par de solides raisons, voilà ce qui fait la force de la doctrine de Malebranche, et la soutient malgré la faiblesse de tant d'explications hasardées ; le parti pris de ne reconnaître dans le monde ni la sagesse, ni la puissance, ni la bonté de Dieu, voilà ce qui fait la faiblesse de la critique de Bayle, et en ruine l'autorité «malgré la force de tant de remarques judicieuses. Les illusions systématiques de Malebranche s'évanouissent devant les objections de Bayle ; les difficultés entassées par Bayle disparaissent devant cette grande idée de la sagesse souveraine, que Malebranche altère parfois à son insu, mais qui,

1 • Rèp* à un prav., ch. eu, p. 811.

Page 1