LES CRITIQUES DE MALEBRANCHE
roptimisme, embrasse bien plus de détails, a une vue plus nette, plus ferme, plus étendue des choses; au fond, c*est le même système, et, à vrai dire, dans Leibnitz, comme dans Halebranche, le choix du meilleur asservit Dieu.
Rien de ce qu'il y a de bon dans Halebranche n'est attaqué par Leibnitz. Rien de ce qui s'y trouve de fécond n*est méconnu. Plusieurs erreurs sont corrigées, plusieurs vues vraies, mais incomplètes ou mal présentées, sont reprises, améliorées, développées. Mais deux principes faux, risolement des substances incapables d'agir les unes sur les autres, et le déterminisme, sont admis par Leibnitz comme par Malebranche, et amènent dansles deux systèmes des conséquences semblables. Cette impuissance des substances à agir les unes sur les autres, aucun des critiques de Halebranche ne l'a condamnée; le déterminisme, Arnauld l'a combattu, et Fénelon y a substitué une autre théorie, qui est la vraie.