LES DISCIPLES DE MALEBRAKGHE
hypothèse. » Mais, s'il est vrai que les principesrde la monadologie ont exercé sur son esprit une influence croissante, en 1697, il appelait encore la Recherche de la vérité un livre incomparable ', et prétendait qu'on ne peut prouver avec évidence l'existence des corps ' ; en 1698, il disait que Dieu est le lieu des esprits '. Une parenté naturelle avec Malebranche, une admiration raisonnée pour ce grand philosophe, une certaine ressemblance de doctrines, voilà ce que la métaphysique de Ldbnitz, en gagnant de plus en plus dans l'esprit de Fardélia, n'y pouvait détruire, et ce qu'en effet elle n'y a point détruit *.
g II. Les fidèles disciples.
Aucun des philosophes que nous venons de nommer ne relève directement de Malebrânche. Le P. Bernard Lamy, oratorien, l'abbé de Lanion, Lelevel, Miron, sont de véritables disciples, non point sans mérite, mais sans originalité. Il ne faut pas mépriser ces esprits que j'appellerais médiocres si l'on voulait bien conserver, à ce mot son sens vrai :