LES DISCIPLES DE MÀLEBRANCHE
C'est ce que fait Gerdil.
Locke se demande si Dieu ne pourrait pas donner à la matière la faculté de penser, et ce doute Tempèche de croire Timmatérialité de Tâme démontrable : Gerdil le réfute'. Il commence par Taccuser d'incon« séquence, lui opposant sa démonstration de Texis:tenceetde Timmatérialité de Dieu : si ces arguments sont solides, ils établissent de même Timmatérialité de Tâme; et si les raisons en faveur de Timmatérialilé de TAme sont insuffisantes, comment démontreraient-elles I*existence et Timmatérialité de Dieu^? Puis, Gerdil examine en elles-mêmes les raisons par lesquelles Locke prétend justifier son doute' ; et il montre avec force qu'entre la matière et la pensée il y a incompatibilité essentielle, et que la crainte d'offenser la toute-puissance de Dieu en déclarant impossible l'existence d'un corps pensant, n'est qu'un vain scrupule * : car enfin, c'est une supposition absurde que de se figurer que Dieu peut ajouter indifféremment une qualité quelconque à une substance donnée *.
La philosophie sensuah'ste nie ou conteste les premiers principes de la morale : Gerdil les défend *.