‹ La philosophie de Malebranche (volume 2)Chapitre 83 sur 117 · Md., part, vi, ch. m · texte numérisé non relu

Md., part, vi, ch. m

6. Pannt les nombreux ouvrages que Gerdil a composés pour défendre les principes de la morale, il faut particulièrement citer celui-ci,

Î24 DBDXIÊMB PARTIE. — CHAMniB II.

II montre qu'il y a entre le bien et le mal une distinction essentielle, que tout homme discerne naturellement le juste et Tinjuste, que chez les sauvages mêmes la loi morale, souvent violée ou mal comprise, n*est pourtant ni ignorée, ni toujours méprisée; enfin, que Tordre étemel est la forme immuable de Thon note, la règle universelle des intelligences, la loi naturelle promulguée dans toute conscience d'homme, et que ne point le reconnaître ou. soutenir des systèmes qui en rendent inexplicable la notion, c'est 6ter à la morale son véritable fondement.

La philosophie sensualiste confond le beau avec Tagréable : Gerdil réclame contre cette confusion, et c'est dans l'ordre même qu'il va chercher le principe de la notion du beau aussi bien que celui de la notion du juste et de l'honnête *.

Au xvui'' siècle on fait des systèmes de politique ou d'éducation : Gerdil examine ces théories avec soin', et y combat la philosophie sensualiste toutes les fois qu'elle s'y montre.

Enfin, au temps de Gerdil, on attaque souvent la

écrit en italien : Je transcris le titre tout entier, il est signiflcatiT: Miû origine del senso morale , ossa demostrazione cbe vi ha oeir uomo un naturale criterio di approvazione e di biasimo, riguardante l'intrinaeca morale differenza del giusto « dell* ingiusto : il qnale nnitamenta alla nozioue deir Ordine e del Belle nasce dalla ikooltà che ha ruomo di conoscere il yero.

1. Ouvrage cité ci-dessus. Voir aussi le Mémoire sttr V ordre.

2. Voir, par exemple, VAnii-ÈmiU ou Réflexions sur la théorie eî la]^iUi^ue de réducatiifn.

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