‹ La philosophie de Malebranche (volume 3)Chapitre 18 sur 98 · Jbid,^ I, préface · texte numérisé non relu

Jbid,^ I, préface

4. Ihid.^ II, avis au P. Malebranche. D'ailleurs cette accusation revient presque à chaque page.

5. Ibid,y I , avant-propos. Il s'agit des Méditations chrétiennes,

6. 11 ne faut pas, selon Arnauld, faire notre raison juge de la sagesse divine. Car alors a chaque métaphysicien se mêlerait de réformer la conduite de Dieu sur ses méditations. Dès qu'ime certaine conduite lui paraîtrait plus digne de la sagesse infinie, il affirmerait hardiment qu'il est nécessaire que ce soit celle-là que Dieu ait suivie. »

Créateur, comme s'il était admis daïis ces conseils où fiul homme ne saurait pénétrer K « Quelle étrange présomption de prendre notre ignorance pour la règle de la conduite de Dieu en nous imaginant qu'il n'a d'autres desseins en ce qu'il fait çyae ceux que nous connaissons^! » Quelle folie de vouloir ^uger de l'œuvre de Dieu, de prétendre y découvrir des irrégularités et des désordres, et de venir expliquer ces défauts prétendus par une espèce de nécessité! « Ne vaudrait-il pas bien mieux dire que l'on ne sait pourquoi Dieu fait les monstres, par exenijHe, que de douter qu'il ne les fasse très-volontairement et très-librement, et qu'ils ne soient, comme tous seà autres ouvrages, des effets de sa sagesse aussi bien que de sa puissance^? j> Mais voici le comble 'de cet orgueil insensé : le P. Malebranche prétend d'une part rendre Dieu aimablaen faisant mieux comprendre aux hommes la sagesse de la conduite divine; il déclare d'autre part que Dieu a voulu se rendre aimable en donnant une fausse idée de ce qu'il est. Ainsi « Dieu et le P. Malebranche ayant le même dessein, ont pris des routes opposées pour j parvenir : Dieu laissant croire qu'il agit suivant des volontés particulières et donnant ainsi une

1. « Quel homme peul savoir le conseil de Dieu, et qui peut concevoir ce que Dieu veut? » 5a^., ch, ix, 13. — « Où étiez-vous, quand je jetais les fondements de la terre? Dites-le-moi, si vous Avez de rintelligence. n Livre de Job, ch. xxxviii, 4.

Page 1