‹ La philosophie de Malebranche (volume 3)Chapitre 19 sur 98 · Ibid., I, ch. II · texte numérisé non relu

Ibid., I, ch. II

grande idée de sa bonté ; > le P. Malebranche montrant qu'une conduite générale est bien plus digne de Dieu, et que le meilleur moyen de l'aimer comme il faut, c'est de le connaître tel qu'il est*.

Voilà donc à quels excès on est entraîné, selon Àrnauld, quand on pense avoir, par la raison^ commerce avec Dieu môme. Et ces hautes prétentions n'empêchent pas le méditatif d'être asservi € aux préjugés de l'enfance^. > Lorsqu'il soutient^ par exemple, < qu'il vaut mieux faire un monde avec des défauts visibles par des voies plus simples,, que d'en faire un sans défaut par des voies plus composées, > il parle < comme si c'était un embarras pour Dieu d'avoir plusieurs desseins^. > Quand il donne à Dieu < le nom éblouissant de cause universelle, > il semble le prendre c dans une signification basse et proportionnée à la faiblesse humaine, » comme si Dieu ne pouvait sans fatigue < vouloir chaque effet en particulier positivement et directement^. » Il se flatte de ne consulter et de ne suivre que l'idée vaste et immense de l'Être infiniment parfaits et il paraît oublier que « rien n'est pénible à Dieu et que Dieu fait tout avec une facilité toute-puissante ^. > Il se pique de s'élever bien au-

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