‹ La philosophie de Malebranche (volume 4)Chapitre 23 sur 93 · Réflex, philos, et théoL^ I, ch, i · texte numérisé non relu

Réflex, philos, et théoL^ I, ch, i

î. Ré /les, philos, et théol,, I, ch. viii. — Malebranche, dans sa

S4 DEUXIÈBIE PARTIE. — CHAPITRE I.

du Créateur, car il fait considérer les effets particuliers comme des suites Jiécessaires des voies simples^; il diminue la sagesse et la bonté de Dieu, car ces suites nécessaires sont fâcheuses en plus d'une rencontre, et Dieu qui les prévoit n'a ni le moyen ni la volonté de les prévenir ^.

2"* Dans la nature corporelle, il n'y a pas de vraie irrégularité, de vrai désordre. Un être monstrueux n'est pas une chose vraiment mauvaise : il vaut moins que l'animal régulièrement conformé, mais il vaut mieux qu'une pierre par exemple, et son existence telle quelle atteste encore d'une manière éclatante la puissance et la sagesse de Dieu. Objet de nos mépris, il passe cependant toutes nos conceptions et tout notre pouvoir. Il n'est donc pas indigne d'exister, et il peut contribuer en quelque chose à la beauté de l'univers^.

3° « C'est une espèce d'éblouissement que de vouloir que dans le monde corporel il puisse y avoir des causes occasionnelles qui déterminent les vo-

Réponse à Arnauld, n*oppose plus la perfection de l'ouvrage et les voies ; il dit que Dieu s'est déterminé sur le plus grand rapport de sagesse et de fécondité qu'il trouve entre telle voie et tel ouvrage.

1. Ré/lex. philos, et théol.y I, ch. ii, 4; ch. mii; ch. xiv.

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