‹ La philosophie de Malebranche (volume 4)Chapitre 24 sur 93 · Ihid,, II, ch. XXX, et conclusion · texte numérisé non relu

Ihid,, II, ch. XXX, et conclusion

*3. Ibid.yly ch. II, 4. — Remarquons bien qu'Arnauld invoque ici, comme Malebranche, l'idée d'un dessein général, et comment, sans cola, expliquer les monstres cl toutes les choses du même genre? Seulement, aux yeux de Malebranche, l'existence des monstres est une suite de lois générales, et Dieu la subit « par une espèce de nécessité ; » aux yeux d'Arnauld, cette existence a encore son prix, et Dieu la veut directement en vue de la beauté de l'ensemble à la* ([uelle elle contribue.

lontés générales de Dieu à un effet plutôt qu'à un autre, en même temps qu'on avoue que toute la nature corporelle est piïrement passive, mais que Dieu fait tout en elle^ > Ces causes, occasionnelles au regard des effets qu'elles déterminent, ne le sont pas au regard de Dieu ; ce ne sont que les moyens employés par Dieu pour produire les effets particuliers; ce ne sont que les voies par lesquelles Dieu exécute ses volontés. Leur attribuer le rôle que leur prête Malebranche, c'est leur donner une véritable efiScace, et même plus grande que celle qu'on attribue communément aux causes secondes.

4' Quand il s'agit des êtres intelligents et des volontés libres, la théorie des causes occasionnelles est encore plus défectueuse et plus périlleuse. L'esprit est déclaré incapable de se mouvoir : on soutient presque l'opinion condamnée par le Concile de Trente : Uberum arbitrium a Deo motum... velut inanime quoddxim nihil omnino agere^ mereque passive se hahere'^. Dès lors on ne peut donner de la liberté qu'une explication t subtile. > Mais, d'un autre côté, on représente l'âme comme déterminant

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