‹ La philosophie de MalebrancheChapitre 103 sur 237 · Entret. métaph.y vi · texte numérisé non relu

Entret. métaph.y vi

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la foi confirme cette révélation naturelle. Voilà comment nous connaissons le monde sensible. Et ce qui ressort de cette théorie de la connaissance des objets matériels , c'est que Dieu seul nous éclaire, nous touche et nous instruit. C'est que nous ne sommes unis immédiatement qu'à lui, et que lui seul agit en nous. C'est enfin qu'il est la seule substance intelligible, la lumière des esprits, la raison universelle commune à tous les êtres raisonnables ^

C'est par un sentiment que l'âme est avertie de sa propre existence. Mais tandis que les sentiments qui se produisent en nous à l'occasion des corps ne nous assurent point de la réalité des objets, le sentiment intérieur que l'âme a d'elle-même est infaillible et ne laisse au doute aucune place. C'est que l'âme n'étant point séparée d'elle-même se sent en elle-même ^ Ce sentiment ou cette conscience lui atteste, d'une manière intime et irrécusable, son existence. Mais si elle se sent, à vrai dire, elle ne se connaît pas^. Ses modalités, si vives

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