Jb., liv. III, part. I, ch. i
4. Ib», liv. m, part, ii, ch. vu, 4. — Voir aussi le J/* éclairci sèment.
nagement sa manière de voir : c'est, à ses yeux, une conséquence logique et nécessaire de ses principes. Sans doute, immédiatement uniç, comme elle Test, au Verbe divin, l'âme doit à une sorte de reflet de cette lumière éternelle la connaissance imparfaite qui se mêle au sentiment qu'elle a d'ellemême. Il le faut bien : Malebranche ne le dit pas explicitement, mais, de son aveu même, il n'y a point de sentiment auquel ne se joigne confusément une idée. De plus, l'âme en regardant Dieu, arrive à connaître quelque chose de ce qu'elle doit être^ Mais jamais Tâme ne se voit clairement dans son idée, dégagée de tout sentiment ; elle ne peut pas se connaître comme un objet différent d'ellemême, d'une connaissance en quelque sorte mathématique ou du moins toute rationnelle; elle ne se voit pas en Dieu comme elle y voit les corps : donc, à vrai dire, elle ne se connaît pag ; et s'il faui rentrer en soi-même pour connaître la vérité, ce n'est pas que l'âme soit lumineuse en elle-même, c'est que les idées brillent en elle, rendant toutes choses visibles par leur divine lumière. Quant aux âmes des autres hommes et aux purs esprits, nous ne les connaissons que par conjecture^.
La vraie connaissance est celle giie l'on obtient