‹ La philosophie de MalebrancheChapitre 128 sur 237 · Médit, chrét., v · texte numérisé non relu

Médit, chrét., v

lorsqu'on l'aime avec plaisir, on est heureux et parfait tout ensemble ^ »

Consultant à la fois l'expérience et la raison, et puis comparant leurs enseignements avec ceux de la foi, nous avons reconnu dans nrtre entendement et dans notre volonté un désordre originel, et nous avons vu que ce désordre consiste à considérer les êtres créés et en particulier les corps comme des causes efficaces capables de produire en nous diverses modifications, puis, dans cette fausse persuasion , à les aimer comme s'ils .pouvaient causer notre perfection et notre félicité. Là est l'erreur, là est le mal. Mais cette double corruption ne détruit pas entièrement notre union à Dieu, notre lumière et notre bien. Le Verbe divin nous éclaire, l'amour substantiel et éternel nous attire : nous connaissons par la raison de Dieu; nous aimons par son amour ^. Nous ne sommes ni notre lumière ni notre bien ; mais l'objet, le principe, la cause, le modèle de notre connaissance et de notre amour, c'est Dieu, parce qu'il est l'être universel et que seul il agit en nous et sur nous. Tout est lié. Dieu est. Dieu connaît, Dieu aime : nous sommes,

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