‹ La philosophie de MalebrancheChapitre 13 sur 237 · Saint-Simon, loco citalo · texte numérisé non relu

Saint-Simon, loco citalo

4. Voyez Lettres à André, SMTtovii les deux premières et celle du 2 janvier 1708.

ORIGIHES DE LA PHILOSOPHIE DE MALEBRANGHE. 21

prit ne lui servait qu'à abattre le cœur hunlain aux pieds de son Créateur; > l'agrément de sa parole ne lui était qu'un moyen de gagner les âmes à la vérité et au bien. « Quelque éloigné qu'il parût en certains endroits de ce terme essentiel de toutes choses, c'est là néanmoins qu'il aboutissait toujours; quelque sujet qu'il traitât, c'est toujours par là qu'il y entrait ou qu'il en sortait ^ »

Si ces conversations paisibles et efficaces plaisaient à Malebranche, il n'avait pour les disputes et les controverses aucun goût. L'âme ravie des splendeurs du monde intelligible, il pouvait bien consentir à redescendre parmi les hommes et à leur parler leur langage pour les rendre capables de contempler le spectacle qui le charmait ; il ne pouvait, sans une vive souffrance, se voir entraîné à des luttes qui le troublaient sans profit pour autrui. € Si tu reconnais qu'on soit en humeur pour disputer, tais-toi ^, » dit le Verbe divin à son disciple dans les Méditations. « Je vous avoue, dit Malebranche dans une lettre à la date de 1684, je vous avoue que l'opposition que je trouve à la vérité me dégoûte fort d'écrire, et qu'il y a longtemps que je désire le repos et la pratique de la vertu ^. >

1 . Lettre à' André au P, Lelong, C'est des écrits de Malebranche qu* André dit cela ; mais il ajoute plus loin : « Il était dans sa personne tel qu'il parait dans ses ouvrages. »

Page 1