Principes, i
2. Convers, chrét., m. « La connaissance dos causes finales est assez inutile pour la physique. »
3. Convers, chrét. j m. a Je ne puis rien démontrer de la véritable religion ni de la véritable morale, que je ne connaisse les fins de Dieu, non pas toutes, mais seulement celles qu'il a dans la création et dans la conservation de notre être. »
4. Entret. métaph., ix, 13. — Médit. chréL, xi, 13. — Traité de la nat. et de la gr,^ Disc. I, art. 7.
gesse éternelle ^ » Aussi, tandis que Descartes n'aborde que malgré lui et, en général, avec beaucoup de réserve les questions qui touchent au motif de la création et au gouvernement de la Providence, Malebranche se complaît dans ces recherches, et s'il n'essaie qu'en tremblant de « faire agir Dieu selon ce qu'il est^, » s'il avoue que c'est une chose pénible et pleine d'écueils, il maintient aussi que c'est une chose indispensable, il se dirige résolument au milieu de ces écueils, il se réjouit de traiter ces grands et difficiles sujets qui séduisent son esprit et ont un intérêt moral, pratique, religieux.
Voilà donc Malebranche à l'œuvre. Il s'agit pour lui d'expliquer d'abgrd pourquoi Dieu a créé. Dieu n'agit que selon ce qu'il est : tel est le principe que le philosophe doit tâcher de bien tenir dans toutes ses recherches. C'est le seul moyen d'aller droit.
Grâce à ce principe, la première chose qu'on établit, et sans aucune peine, c'est que Dieu n'a aucun besoin de ses créatures. Infiniment parfait, il est absolument indépendant, il se suffit pleinement à lui-même : il ne crée point pour se donner quelque chose qui lui manquerait. Le supposer, ce serait rendre la création nécessaire, et rendre la création nécessaire, c'est l'annuler. Si Dieu produit