‹ La philosophie de MalebrancheChapitre 160 sur 237 · Entrel. métaph.j ix · texte numérisé non relu

Entrel. métaph.j ix

2. Eniret. mélaph., k, 5; xiv, 6-12. — Convers, chréL, m, iv et v. — Traité de la nat, et de la gr,<, Disc. I, et Éclairciss, n et m.

3. Entret, mélaph, y ix, 6. — Voyez encore les Réflexions sur la prémotion physique, g 22. a Dieu trouve (dans l'incarnation du Verbe) un motif non invincible, mais suffisant, pour prendre la qualité de créateur, qualité peu digne de lui sans ce dénouement quHl trouve dans sa sagesse pour satisfaire sa bonté. H trouve, dis-je, un motif pour faire du bien à ses créatures et recevoir leur culte sanctifié et offert par son Fils, qui est en lui, égal à lui, une même chose avec lui. » •

tîelle ni même les marques de cette dépendance.C'est là le chef-d'œuvre de la sagesse divine. Or, dans ce monde il y a des esprits. Ces esprits, spectateors et admirateurs de l'édifice que Dieu construit, rendent à Dieu par leurs adorations une seconde gloire qui a, elle aussi, un prix divin, du moment que ces esprits, unis à leur souverain chef qui est le Verbe incarné, peuvent, par lui, adorer Dieu d'une manière digne de la majesté divine. Ainsi, grâce à l'incarnation du Verbe, le monde est infiniment relevé, et les honneurs que de viles et méprisables créatures rendent au Créateur deviennent des honneurs vraiment divins*. On peut donc affirmer que, lors même que l'homme n'eût point péché, le Verbe se serait encore uni à l'ouvrage de Dieu d'une manière ou d'une autre ^; et on peut dire que la fin principale que Dieu s'est proposée en créant, c'est sa gloire en Jésus-Christ et par Jésus-Christ. Il a voulu se faire un temple dans lequel il fût éternellement glorifié, et Jésus-Christ est le souverain prêtre par qui nous glorifions Dieu comme il le mérite.

Ici une difficulté se présente : « Il semble que Dieu n'a pas été parfaitement libre dans la produc*

1. Eniret, mélaph.^ ix, 6. — Traité de la naL et de la gr.j I, i, 56.

2. Entret, mélaph,, ix, 5. — « C'est en Jésus-Christ (^ue tout subsiste; car il n'y a que lui qui puisse rendre l'ouvrage de Dieu parfais tement digne de son auteur. » Traité de la nat, et de la gr., Disc. I, part. I, art. 2. Voir aussi le m* éclaircissement y surtout § 18.

tien de son ouvrage, puisqu'il en tire une gloire infinie et qui le contente si fort. » Mais Malebranche répond, que « l'être infiniment parfait se suffit pleinement à lui-même, et qu'ainsi il n'aime nécessairement que sa propre substance, que ses divines perfections S » et rassuré tout aussitôt par cette réponse, il continue ses recherches et ses explications.

Dieu agit pour sa gloire en Jésus-Christ. C'est là sa dernière fin. Il faut que son ouvrage lui fasse honneur de toutes les façons, qu'il exprime ses qualités excellentes, qu'il soit aussi beau et aussi parfait que possible^. Mais les voies par lesquelles l'ouvrage est exécuté ne peuvent être séparées de l'ouvrage même. Ce n'est pas assez de faire une belle chose : il faut la faire par les meilleures voies, et cette chose ne serait plus vraiment aussi belle que possible si elle ne pouvait se faire que par des voies compliquées marquant peu de sagesse. Dieu en créant l'univers a donc égard aux voies à suivre pour exécuter son dessein : autrement il n'est plus souverainement sage. Or, les voies les meilleures, ce sont les plus simples et les plus fécondes. Mais les voies les plus simples et les plus fécondes, ne sont-ce pas celles par lesquelles un grand nombre d'effets particuliers très-divers se trouvent produits

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