EnireU métaph. ix
2. Ibid.^ X, 3, 15, 17; XI, 1, 2, 3, 8. Descartes y est cité.
veau par une providence extraordinaire. Ainsi , au temps de la création, il a construit pour les siècles futurs les animaux et les plantes ; il a établi les lois des mouvements nécessaires pour les faire croître : maintenant il se repose, en quelque sorte, parce qu'il ne fait plus que suivre ces lois^ Dans Descartes, les lois des mouvements expliquent tout. Donc, deuxième dissidence avec Descartes,
Quand Dieu communique à la matière la première impression d'où dépend tout son ouvrage, il voit par sa sagesse toutes les combinaisons du physique avec le moral et du naturel avec le surnaturel, qui résulteront de cette première impression. Un grain de matière poussé d'abord à droite au lieu de l'être à gaïtche, poussé avec un degré de force plus ou moins grand, pouvait tout changer dans le physique, de là dans le moral, que dis-je? même dans le surnaturel^. Dieu, avant de faire le premier pas, a donc comparé les premiers mouvements de la matière, non-seulement avec toutes ses suites naturelles ou nécessaires, mais encore à bien plus forte raison avec toutes les suites morales et surnaturelles, dans toutes les suppositions possibles^. II y a donc entre les choses une universelle harmonie.