‹ La philosophie de MalebrancheChapitre 168 sur 237 · Rech, de la vér., liv. Y, ch. ii · texte numérisé non relu

Rech, de la vér., liv. Y, ch. ii

mutuellement. Cela est commun à l'un et à Tautre. Mais l'homme, outre la machine de son corps, a une âme et par conséquent des sentiments et des mouvements qui répondent aux changements qui arrivent dans son corps; et le chien n'est qu'une pure machine dont les mouvements réglés à leur fin doivent faire admirer l'intelligence infinie de celui qui l'a construite ^ » Ainsi, grâce à ces lois si simples de l'union de l'âme et du corps, l'âme se répand pour ainsi dire dans le corps par le plaisir et la douleur, en sort par d'autres sentiments moins vifs, puis, par la lumière et les couleurs, se répand partout, jusque dans les cieux, et prend même intérêt dans ce qui s'y passe. Mais voici que ces mêmes lois ont des suites dans l'établissement des sociétés, dans l'éducation des enfants, dans l'augmentation des sciences, dans la formation de l'Église. Aussi fécondes que simples, elles servent à tout, dans la religion, dans la morale, dans les sciences, dans les sociétés, pour le bien public, et pour le bien particulier ^.

Malebranche revient partout avec insistance sur l'union étroite, intime, incessante qui existe entre l'âme et le corps et sur les effets de cette union. S'il nie toute action réelle et physique des deux substances l'une sur l'autre, il affirme énergiquement

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