‹ La philosophie de MalebrancheChapitre 169 sur 237 · Entret. métaph, xii, 6. — Traité de morale,!, ch. x · texte numérisé non relu

Entret. métaph, xii, 6. — Traité de morale,!, ch. x

2, Entret. métaph, xii, 6,7.

les rapports qui existent entre elles. C'est surtout quand il cherche les causes de nos erreurs et de nos misères morales qu'il parle de ces rapports*. Nous nous trompons et nous péchons parce que nous donnons notre assentiment à la vraisemblance et notre consentement à l'apparence du bien ; or, la plupart du temps, c'est notre union à notre corps et par notre corps aux choses sensibles qui est la cause de ces jugements précipités et de ces consentements irréfléchis; ce sont les sens, l'imagination, les passions, qui nous aveuglent et nous entraînent; et les sens, l'imagination, les passions n'existent que par le corps. Les fibres du cerveau, le sang, les humeurs, les esprits animaux ont donc leur part d'une certaine manière dans nos erreurs et dans nos misères morales; et, si l'on veut bien expliquer les différences qui se trouvent dans les esprits et dans les caractères, si l'op veut se rendre compte du jeu des passions et de leur influence contagieuse, si l'on veut enfin, par cette connaissance, apprendre les moyens de se conduire soi-même, de se servir des autres hommes dans ses besoins, et de les aider dans leurs misères^, il faut considérer la délicatesse ou la grossièreté des fibres, l'abondance ou la disette, l'agitation ou la lenteur des esprits animaux^.

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