‹ La philosophie de MalebrancheChapitre 17 sur 237 · Tjeibnitz le loue de posséder ce secret (G* lettre · texte numérisé non relu

Tjeibnitz le loue de posséder ce secret (G* lettre

2. Lettre à André, 16 février 1707, Cousin, ouvrage déjà cité, p. 437. « Ma paresse aime mieux souffrir que de me justifier : peutêtre s'accorde-t-elle en cela avec le devoir et la morale chrétienne. »

vrai ; et il s'appliquera à leur montrer qu'ils ne l'entendent pas, ce qui est assez souvent vrai aussi. Il écrit à un homme qui l'avait combattu : « Vous me preniez pour un autre... Dieu soit loué qui m'a fait connaître à vous, à peu près tel que je suis*. » Aussi ne le voiton pas serrer son ad /ersaire de près et user des armes d'une dialectique alerte et puissante pour renverser les raisons qu'on lui oppose ; non, il reprend ses propres idées et les développe: c'est un recommencement perpétuel de l'exposition de sa doctrine, toujours peu comprise; seulement il n'a plus là le calme et la sérénité que nous admirons dans ses autres ouvrages. La polémique, qui contrarie tousses goûts, l'irrite ; après d'admirables élans de charité, après des plaintes éloquentes où il gémit de voir son temps gaspillé, son repos troublé, la vérité méconnue, la charité blessée, il se montre d'autant plus vif dans le combat qu'il est plus mécontent d'y être engagé malgré lui. S'il pouvait supprimer le débat, il le ferait volontiers, car la contradiction lui pèse; mais puisqu'on le contredit, il soutient avec une invincible persistance ses opinions attaquées, sans cacher son dédain pour des critiques qu'il juge la plupart du femps vaines ou malveillantes. A ces traits, nous reconnaissons encore le méditatif au milieu même des luttes ardentes où il est entraîné,

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