‹ La philosophie de MalebrancheChapitre 179 sur 237 · EntreU métaph., ix, Ç. — Entret. sur la mort, u, p · texte numérisé non relu

EntreU métaph., ix, Ç. — Entret. sur la mort, u, p

avec le Verbe incarné que les créatures pourront vraiment rendre à Dieu ces honneurs divins. Par lui, elles donneront à leur Créateur la gloire qu'il mérite, jugeant de lui et l'aimant d'une manière digne de son infinie majesté'.

Ces êtres libres peuvent faillir. Dieu permettra que l'homme pèche. Cette créature excellente qu'il a formée de ses mains et animée de son soufiQe va donc périr, et il demeurera immobile. Il soutiendra majestueusement le caractère de la divinité, en laissant périr son ouvrage sans faire la moindre démarche pour le secourir ^. Par là le néant de la créature sera bien marqué et l'infinité divine déclarée. Mais Dieu réparera son ouvrage, et dans cette réparation sa grandeur et sa sagesse éclateront plus que jamais.

Si l'on se souvient que l'homme est pécheur, et que le monde présent est la demeure des pécheurs, mais que la grâce de Jésus-Christ doit relever cette créature déchue et la conduire à la vie future où elle trouvera en Dieu sa perfection et sa félicité, tout

1. Eniret, métaph,^ xiv, 6, 7, 8 : « Nos actions tirent bien leur moralité du rapport qu'elles ont avec l'ordre immuable, et leur mérite des jugements que nous prononçons par elles de la puissance et de la justice divine. Mais elles ne tirent leur dignité surnaturelle, et pour ainsi dire leur infinité et leur divinité, que par Jésus-Christ, dont l'incarnation, le sacrifice, le sacerdoce, prononçant clairement qu'il n*y a point de rapports entre le créateur et la créature, y met par cela même un si grand rapport que Dieu se complaît et se glorifie parfaitement dans son ouvrage. » § 7.

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