C'est le sujet du second livre
3. C'est le sujet du troisième livre. « Si on doit se servir de sa raison en toutes choses, il ne fout cependant s*en servir qu'avec règle. »
avec soin qu'à en juger avec précipitation, et les passions en particulier, nous attachant et nous asservissant au corps par suite du péché, nous exposent à juger des objets, non selon ce qu'ils sont en eux-mêmes, mais selon le rapport qu'ils ont avec nous : comment ne serions-nous point par là engagés dans toutes sortes d'erreurs? Il faut donc, non pas détruire les inclinations et les passions, ce qui aussi bien est impossible, mais les contenir et les régler, en sorte qu'au lieu d'être des obstacles à la recherche de la vérité, elles se tournent en secours et viennent en aide à l'esprit : en un mot, il faut les combattre pour s'en faire des alliées*. Par ces moyens, qui du reste seraient inefficaces sans la prière et sans la grâce divine, l'union naturelle que nous avons avec Dieu par la raison est augmentée et fortifiée ; et, « quoique pour cela il soit nécessaire de combattre contre les impressions des sens et des passions d'une manière bien différente de celle qui est familière aux personnes les plus vertueuses, quoique les plus gens de bien ne soient pas toujours persuadés que les sens et les passions soient trompeurs en la manière que nous venons de dire ^ , d néanmoins cette méthode, fidèlement et courageusement pratiquée, a des avantages moraux incontestables, et par la connais-