‹ La philosophie de MalebrancheChapitre 208 sur 237 · Ibid,, liv. IV, ch. vu · texte numérisé non relu

Ibid,, liv. IV, ch. vu

à tout entreprendre : il devient, si cela se peut dire, généreux et hardi contre la vérité. Il la combat sans la reconnaître, il la trahit après Tavoir connue : il est toujours prêt à soutenir l'affirmative ou la négative, selon que l'esprit de contradiction le possède*. Écoutons cet autre : « J'ai vu Descartes, dit-il : je l'ai connu, je l'ai entretenu plusieurs fois : c'était un honnête homme : il ne manquait pas d'esprit, mais il n'avait rien d'extraordinaire. j> Voilà donc un homme « qui s'est fait une idée basse de la philosophie de Descartes, parce qu'il en a entretenu l'auteur quelques moments, et qu'il n'a rien reconnu en lui de cet air grand et extraordinaire qui échauffe l'imagination. Il prétend même répondre suffisamment aux raisons de ce philosophe, lesquelles l'embarrassent un peu, en disant fièrement qu'il l'a connu autrefois. Qu'il serait à souhaiter que ces sortes de gens pussent voir Aristote autrement qu'en peinture, et avoir une heure de conversation avec lui, pourvu qu'il ne leur parlât point en grec, mais en français, et sans se faire connaître qu'après qu'ils auraient porté leur jugement^! »

Où la préoccupation n'en tr aîné- t-elle pas le& commentateurs? « On ne commente guère les ouvrages des hommes tout court; ce sont toujours les

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