Traité de morale^ I, ch. m
de Dieu, que nous sommes unis à sa sagesse ^ qu nous n'avons de mouvement que par son esprii que par Vamour qu'il se porte à lui-même. Toi est là : si nous voyons cela clairement, il sei facile d'en tirer les règles de notre conduite. Die étant la véritable cause qui seule opère, la raiso universelle qui seule éclaire les esprits, l'amoc substantiel qui seul anime et meut les volontés, ] perception claire de cette triple vérité nous obli^ à former certains jugements, et ces jugements di mandent de nous certains mouvements ; et c'ei dans ces jugements et dans ces mouvements qt consistent proprement nos devoirs : car toutes le actions extérieures ne sont que des suites des a( tiens de notreesprit ^
Dieu seul a la puissance. C'est donc à lui sei que la gloire et l'honneur appartiennent. « Tell est la loi éternelle, nécessaire, inviolable, que Diei a établie par la nécessité même de son être, pa l'amour nécessaire qu'il se porte à lui-même amour toujours conforme à l'ordre, et qui fait d l'ordre la loi inviolable de tous les esprits. Quani Dieu cessera de se connaître tel qu'il est ; quand i cessera de s'aimer autant qu'il le mérite ; quand i cessera d'agif* selon ses lumières et par le mouvement de son amour ; quand il cessera de suivn