‹ La philosophie de MalebrancheChapitre 222 sur 237 · Troilé de morale, II, ch. viir, xii, xiv · texte numérisé non relu

Troilé de morale, II, ch. viir, xii, xiv

avec un cœur contrit et humilié, dans le moment même que nous Taccablons de notre injuste mépris, nous qui demain peut-être ferons en punition de noire orgueil une chute irréparable ^ 11 veut encore que les supérieurs aient beaucoup d'égards à la délicatesse des autres hommes; qu'ils ne s'imaginent pas être infaillibles, et que par leur manière d'agir hautes et fières, ils ne portent point ceux qui leur sont soumis à les craindre au lieu de craindre Dieu en leur personne ^. 'Ailleurs il condamne ces pères qui traitent toujours leurs enfants avec empire, ne leur rendent jamais justice, les outragent sans sujet, et au lieu de les soumettre à la raison après les avoir éclairés, s'imaginent que la loi inviolable d'un enfant, c'est la volonté d'un père. « Le père mort, quelle sera la loi du fils? Ce sera sans doute sa volonté propre; car on ne lui aura point appris .qu'il y a une loi immortelle, l'ordre immuable ; on ne l'a-ura point accoutumé à y obéir. Le fils n'attendra même pas le décès du père, sa vieillesse, son impuissance à le tenir dans la servitude, pour se faire à lui-même sa loi. Il la trouvera naturellement dans ses plaisirs... Il regardera son père comme son ennemi et son tyran, s'il a encore assez de vigueur et de fermeté pour le troubler dans ses plaisirs et l'inquiéter dans ses débauches; et,

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