‹ La philosophie de MalebrancheChapitre 3 sur 237 · VUI AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VUI AVANT-PROPOS

che oublie que les créatures ont néanmoins une opération propre, il oublie qu'elles ont l'honneur d'être des causes, et il ne voit pas que leur activité, ou, pour parler son langage, leur efficace, bien loin de diminuer la puissance divine, en est au contraire la preuve la plus manifeste, en même temps qu'elle témoigne avec éclat de la bonté du Créateur.

Nous avons conservé l'ordonnance du Mémoire et la plupart des développements. Des chapitres entiers ont été reproduits tels qu'ils étaient. Mais l'Académie, en nous adressant les éloges les plus flatteurs et les plus encourageants, nous a donné de précieux conseils : nous avons essayé d'en profiter *.

De là les changements ou les additions que nous allons indiquer en suivant l'ordre des chapitres.

Dans notre première partie, au chapitre premier, sur les origines de la philosophie de Malebranche^ nous avons montré que notre philosophe ne doit rien ni à Clauberg ni à Geulincx, ces deux cartésiens qui, avant lui, ont incliné d'une manière si remarquable vers l'idéalisme et le mysticisme.

Dans le troisième chapitre de cette même partie,

1 . Voyez le rapport fait, au nom de la section de philosophie, par M. Paul Janet, et lu dans la séance du il décembre 1868. Il est dans les Comptes rendus des séances de V Académie des sciences morales et politiques, 5« série, t. 18 (Lxxxviue de la collection), avril 1869. Voyez aussi le discours prononcé par M. Renouard, président de l'Académie, dans la séance publique annuelle du 16 janvier 1869.

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