‹ La philosophie de MalebrancheChapitre 31 sur 237 · Entret, mélaph,, x, au commencement · texte numérisé non relu

Entret, mélaph,, x, au commencement

munique avec joie tout ce qu'il possède en qualité de sagesse éternelle S s'efiPorce de ne pas confondre avec les réponses de la vérité intérieure les inspirations de l'imagination ou des passions; mais quand il croit avoir bien écouté et bien entendu, il expose avec une imperturbable assurance le plan universel que Dieu lui révèle dans le secret de la raison.

Comment n'être pas frappé de l'analogie que présente cette méthode avec celle de Spinoza? < Notre esprit, pour reproduire une image fidèle de la nature, doit déduire toutes ses idées de celle qui représente l'origine et la source de la nature entière, afin qu'elle devienne la source et l'origine de toutes nos idées ^. » Voilà ce que nous lisons dans la Ré-forme de V entendement. L'esprit des deux philosophes est bien différent : la prétention métaphysique est la même, et le procédé semblable. L'intuition du divin, et ensuite, la déduction qui tire de cette donnée l'explication de tout ce qui est, voilà bien, aux yeux de l'un et de l'autre, la méthode philosophique par excellence.

Mais ce serait donner de Malebranche une bien fausse idée que de laisser dans l'ombre la part qu'il fait à l'expérience. Tandis que Spinoza prétend ne pas employer dans sa philosophie la moindre donnée expérimentale, Malebranche, plus fidèle au vé-

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