‹ La philosophie de MalebrancheChapitre 35 sur 237 · Recherche de la vérité j liv. V, cb. ii, vers la fia · texte numérisé non relu

Recherche de la vérité j liv. V, cb. ii, vers la fia

« Un des meilleurs moyens pour se rendre assez savant dans ces choses (les différents caractères d'esprit), c'est de s'étudier et de s'observer soi-même. »

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les autres ne le savent point ^ » On ne peut rien dire de plus fort en faveur de la psychologie, et Malebranche a toute une psychologie et bien plus exacte qu'on ne le croit d'abord. Seulement, remarquonsle bien, il ne reconnaît pas à l'observation la valeur d'un procédé vraiment scientifique^. Selon lui, nous n'avons pas de l'âme une idée claire; quand nous la déclarons immatérielle, nous appuyons nos conclusions, non pas sur l'idée de l'âme même, mais sur l'idée de la matière, où nous voyons clairement que ce que nous sentons en nous-mêmes ne peut appartenir au corps'. Aussi pense-t-il qu'une comparaison entre les propriétés de la matière et les capacités de l'esprit est légitime et très-propre à éclaircir tout d'abord, en les rendant sensibles et familières, les notions attachées à ces mots d'entendement et

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